Triumph Trident 800 : le roadster trois cylindres passe à la vitesse supérieure
Publié le 30/07/2026 | Temps de lecture : 12 minutes
Il y a des motos qui cherchent à se faire remarquer dès le premier regard. Des lignes radicales, une fiche technique démonstrative et parfois une personnalité presque excessive. Et puis il y a les machines qui préfèrent convaincre une fois leur moteur démarré.
La Triumph Trident 800 appartient clairement à cette seconde catégorie.
Au premier coup d’œil, elle paraît très proche de la Trident 660. Même silhouette compacte, même phare rond, même équilibre entre modernité et références classiques. Pourtant, derrière cette apparente continuité, Triumph a profondément fait évoluer sa recette.
Avec son moteur trois cylindres de 798 cm³ développant 115 chevaux, ses suspensions réglables, son freinage renforcé et son électronique plus complète, la Trident 800 ne se contente pas de combler l’écart entre la Trident 660 et la Street Triple. Elle cherche à trouver sa propre place sur le marché très concurrentiel des roadsters de moyenne cylindrée.
Une place finalement assez particulière : celle d’une moto sportive sans être radicale, élégante sans être nostalgique, performante sans devenir intimidante.
Et en tant que motard, c’est précisément ce type d’équilibre qui m’intéresse. Une moto peut impressionner pendant dix minutes. Mais pour donner envie de rouler chaque semaine, elle doit surtout être cohérente, agréable et capable de s’adapter à la réalité du quotidien.
L’essai vidéo de la Triumph Trident 800 par Le Repaire des Motards
Avant d’entrer dans le détail, je vous recommande de découvrir l’essai vidéo de la Triumph Trident 800 réalisé par Le Repaire des Motards, partenaire d’APRIL Moto.
Tourné sur les routes contrastées de l’île de Chypre, cet essai permet d’observer la moto dans des conditions particulièrement variées. Circulation urbaine, voies rapides, chaussées sinueuses, pluie et revêtements irréguliers : la Trident 800 a pu montrer plusieurs facettes de son comportement.
La vidéo permet surtout de percevoir ce qu’une fiche technique ne raconte jamais complètement. La disponibilité du moteur trois cylindres, la précision du train avant, le travail des suspensions ou encore la manière dont la moto change de direction prennent davantage de sens lorsqu’on les voit en action.
Chez APRIL Moto, le partenariat avec Le Repaire des Motards repose sur une vision commune : proposer aux motards des contenus exigeants, fondés sur une véritable expérience de conduite. Cet essai constitue donc une base sérieuse pour comprendre ce que vaut réellement la nouvelle Triumph Trident 800, au-delà des arguments du constructeur.
Une histoire de trois cylindres profondément liée à Triumph
Le nom Trident ne sort pas de nulle part.
À la fin des années 1960, Triumph dévoilait déjà une moto à moteur trois cylindres conçue pour dépasser les limites des bicylindres verticaux de l’époque. Cette première Trident T150 s’inscrivait alors parmi les sportives les plus ambitieuses du constructeur britannique.
Le nom est revenu au début des années 1990 sur des modèles de 750 et 900 cm³, avant de réapparaître en 2021 avec la Trident 660. Cette dernière avait une mission claire : proposer une alternative accessible et originale aux nombreux roadsters japonais de moyenne cylindrée.
La Trident 800 poursuit aujourd’hui cette histoire, mais avec des ambitions supérieures.
Elle reprend l’esprit facile et polyvalent de la 660 tout en s’appuyant sur une mécanique dérivée de la Street Triple 765 et déjà utilisée sur la Tiger Sport 800. Triumph cherche ainsi à proposer un chaînon intermédiaire entre son roadster d’entrée de gamme et ses modèles les plus sportifs.
Sur le papier, le positionnement semble logique. Sur la route, il se montre surtout particulièrement cohérent.
Un design familier, mais davantage de présence
Difficile de nier la proximité visuelle entre les Trident 660 et 800.
Triumph conserve le même principe général : un roadster compact, un phare rond, un réservoir sculpté et une boucle arrière très courte. L’identité néo-rétro reste présente, mais sans tomber dans la reproduction nostalgique d’une moto ancienne.
La Trident 800 gagne néanmoins en ampleur.
Son réservoir de 14 litres adopte des formes plus travaillées et des échancrures plus dynamiques. Les caches latéraux sont mieux intégrés, tandis que l’habillage de la partie arrière paraît plus enveloppant. Le support de plaque déporté sur le bras oscillant libère visuellement la poupe et renforce l’impression de légèreté.
Le phare rond demeure assez classique. Certains auraient sans doute apprécié une signature lumineuse plus spécifique pour différencier immédiatement la 800 de sa petite sœur. Mais l’ensemble reste élégant et parfaitement identifiable comme une Triumph.
La finition générale confirme également le sérieux de la réalisation. Les carters moteur sont bien traités, les éléments mécaniques correctement intégrés et le sabot moteur livré de série apporte une vraie cohérence visuelle.
Quelques détails restent perfectibles, notamment certaines durites ou certains câbles encore visibles. Rien de rédhibitoire, mais Triumph nous a habitués à un niveau d’intégration particulièrement élevé. La Trident 800 reste néanmoins valorisante et ne donne jamais l’impression d’être une moto conçue à l’économie.
Un moteur trois cylindres de 115 chevaux particulièrement polyvalent
Le moteur constitue sans surprise la pièce maîtresse de cette Trident 800.
Le trois cylindres de 798 cm³ développe 115 chevaux à 10 750 tr/min et 84 Nm de couple à 8 500 tr/min. Mais au-delà des valeurs maximales, c’est surtout la disponibilité de la mécanique qui fait la différence.
Triumph annonce que 90 % du couple est accessible entre 3 800 et 9 750 tr/min. Une plage particulièrement large qui permet d’utiliser la moto de différentes manières sans devoir constamment chercher le bon rapport.
À bas régime, le moteur accepte de reprendre avec souplesse. Il peut évoluer tranquillement en ville, repartir à faible allure et supporter un rapport élevé sans cogner. Lorsqu’on dépasse les mi-régimes, sa personnalité change progressivement.
La sonorité devient plus ample, la boîte à air se fait davantage entendre et les accélérations prennent une autre intensité. Le trois cylindres conserve cette combinaison si particulière entre la disponibilité d’un bicylindre et l’allonge d’un quatre cylindres.
Il n’offre pas le coup de pied brutal de certains roadsters concurrents. Sa force vient plutôt de sa continuité. La poussée est franche, propre et exploitable sur une plage très large.
Cette progressivité n’enlève rien au caractère de la moto. Dès 4 000 tr/min, la mécanique devient réellement expressive. En conservant le troisième rapport sur une route sinueuse, il est possible d’enchaîner les courbes sans jouer constamment du sélecteur, tout en profitant de relances vigoureuses.
La démultiplication relativement longue demande toutefois un peu plus d’implication lorsque l’on cherche à adopter un rythme très sportif. Dans ce cas, le quickshifter bidirectionnel livré de série devient précieux, même si sa commande peut parfois paraître un peu ferme.
Une électronique complète sans devenir envahissante
La Triumph Trident 800 adopte un accélérateur électronique Ride-by-Wire et trois modes de conduite : Rain, Road et Sport.
Ces modes agissent sur la réponse de l’accélérateur et sur le niveau d’intervention du contrôle de traction. La différence entre les cartographies est suffisamment marquée pour être réellement utile.
Le mode Rain apporte une réponse particulièrement progressive lorsque l’adhérence se dégrade. Le mode Road offre le meilleur compromis au quotidien. Le mode Sport libère davantage la mécanique sans rendre la moto brutale ou difficile à contrôler.
Une centrale inertielle IMU permet au contrôle de traction et à l’ABS de tenir compte de l’inclinaison de la moto. Cet équipement apporte une sécurité supplémentaire lors des accélérations ou des freinages en courbe, sans donner l’impression que l’électronique cherche constamment à corriger le pilote.
C’est probablement la bonne philosophie pour ce type de roadster. Les aides sont présentes lorsque la situation l’exige, mais elles ne viennent pas filtrer excessivement les sensations de conduite.
Une position naturelle pour le quotidien comme pour la conduite sportive
Avec une hauteur de selle de 810 mm et une assise étroite au niveau de l’entrejambe, la Trident 800 reste accessible à un grand nombre de motards.
La mousse est confortable, la place offerte au pilote suffisante et la position ne se montre jamais exagérément sportive. Les repose-pieds sont légèrement reculés, mais restent assez bas pour éviter une flexion excessive des jambes.
Le guidon large impose une légère bascule du buste vers l’avant. Cette position permet de bien ressentir le comportement du train directeur tout en conservant un niveau de confort acceptable sur les trajets quotidiens.
On obtient donc une ergonomie intermédiaire bien pensée. La Trident 800 n’est ni un roadster totalement droit et contemplatif, ni une machine sportive qui place tout le poids du corps sur les poignets.
La place passager est plus limitée. L’assise demeure correcte pour des trajets occasionnels, mais la selle compacte et l’absence de poignées de maintien de série rappellent que le duo ne constitue pas la priorité de la moto.
En ville : une moto de 115 chevaux étonnamment facile
Dans la circulation urbaine, la Trident 800 fait rapidement oublier sa puissance.
Son équilibre général, la douceur de son embrayage et la disponibilité du trois cylindres facilitent les évolutions à faible allure. Le moteur peut reprendre dès 1 500 tr/min sans protester, ce qui évite de multiplier les changements de rapport.
Les 198 kg tous pleins faits restent raisonnables pour une moto de cette puissance. Le poids est bien réparti et la moto se montre naturelle lors des changements de direction comme pendant les manœuvres de stationnement.
Le rayon de braquage correct facilite les demi-tours, tandis que les rétroviseurs offrent une bonne visibilité. La largeur du guidon demande simplement un peu d’attention lors des passages étroits ou des remontées de files.
Les suspensions contribuent également à cet agrément. Leur fonctionnement progressif absorbe correctement les défauts de la chaussée sans transformer la Trident en moto molle ou imprécise.
Cette facilité ne rend pas la moto fade. Un simple espace dégagé suffit à rappeler que le trois cylindres dispose de vraies réserves de puissance.
Sur route : le terrain de jeu naturel de la Trident 800
C’est sur les routes départementales que la Trident 800 dévoile réellement son potentiel.
Sa géométrie compacte, son empattement de 1 402 mm et son angle de colonne de 24,5 degrés favorisent les changements de direction. La moto se place facilement, suit le regard et accepte d’être guidée aussi bien au guidon qu’avec les jambes.
Les pneus Michelin Road 6 participent largement à cette impression d’agilité. Leur profil facilite la mise sur l’angle sans rendre le train avant instable ou exagérément vif. Leur niveau d’adhérence reste également rassurant sur chaussée froide ou humide.
La fourche Showa inversée de 41 mm et l’amortisseur monté sur biellettes offrent un bon équilibre entre confort et maintien. Les réglages disponibles permettent d’affiner leur comportement selon le rythme, le poids du pilote ou l’utilisation en duo.
En conduite soutenue, les suspensions peuvent demander quelques ajustements hydrauliques pour conserver une rigueur parfaite. Mais dans un usage routier normal, leur fonctionnement se montre particulièrement convaincant.
La moto reste neutre au freinage, stable sur l’angle et précise en sortie de courbe. Elle ne cherche jamais à surprendre son pilote. Cette prévisibilité permet justement d’exploiter plus facilement la puissance du moteur.
La Trident 800 ne donne pas l’impression que son pilote doit s’adapter à elle. Elle semble au contraire accompagner naturellement ses mouvements.
Un freinage puissant, progressif et rassurant
À l’avant, deux disques de 310 mm sont associés à des étriers radiaux J.Juan à quatre pistons.
Le freinage ne présente pas une attaque excessivement brutale. La puissance arrive progressivement, ce qui facilite le dosage en ville comme sur route humide. En conduite dynamique, un seul doigt suffit généralement pour obtenir une décélération convaincante.
La fourche conserve correctement son assiette et le train avant reste neutre lorsque l’on commence à freiner sur l’angle. L’ABS sensible à l’inclinaison complète le dispositif sans intervenir prématurément.
Le frein arrière mérite également d’être souligné. Facile à doser, il permet de resserrer une trajectoire ou de stabiliser la moto dans les courbes lentes.
L’ensemble correspond parfaitement à la philosophie de la Trident 800 : suffisamment puissant pour une conduite soutenue, mais toujours progressif et facile à maîtriser.
Sur voie rapide : performante, mais pas réellement routière
La Trident 800 atteint rapidement les vitesses autoroutières et conserve de bonnes capacités de reprise en sixième. À 130 km/h, le moteur tourne autour de 6 000 tr/min, à proximité de sa zone de couple la plus généreuse.
La stabilité ne pose aucune difficulté et les dépassements s’effectuent sans préparation particulière. Quelques vibrations peuvent apparaître lors des accélérations, notamment dans le guidon et les repose-pieds, mais elles deviennent moins présentes à vitesse stabilisée.
L’absence de protection aérodynamique rappelle toutefois que nous sommes bien sur un roadster. Le vent fatigue progressivement le pilote, et la Trident ne cherche pas à remplacer une véritable routière.
Elle peut parfaitement emprunter l’autoroute pour rejoindre une destination ou accomplir un trajet quotidien. Mais elle préfère clairement les itinéraires secondaires, où son moteur et sa partie-cycle peuvent davantage s’exprimer.
Triumph Trident 800 : fiche technique et comparaison avec ses concurrentes
Le tableau ci-dessous permet de situer rapidement la Triumph Trident 800 face aux principaux roadsters évoqués dans l’essai. Les prix sont donnés à titre indicatif selon les informations disponibles au moment de la présentation des modèles.
| Modèle | Moteur | Puissance | Couple | Poids | Prix indicatif | Positionnement |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Triumph Trident 800 | 3 cylindres, 798 cm³ | 115 ch | 84 Nm | 198 kg | 9 995 € | Homogène, élégante et polyvalente |
| Yamaha MT-09 | 3 cylindres | 119 ch | 93 Nm | 193 kg | 10 999 € | Plus radicale et démonstrative |
| Honda Hornet 750 | 2 cylindres | 92 ch | 75 Nm | 190 kg | 7 990 € | Rapport prix-performances très agressif |
| Kawasaki Z900 | 4 cylindres | 124 ch | 97 Nm | 213 kg | 9 999 € | Performante et très motorisée |
| Ducati Monster | 2 cylindres | 111 ch | 93 Nm | 188 kg | 12 590 € | Plus exclusive et plus coûteuse |
La Triumph ne domine pas nécessairement toutes ses concurrentes sur un chiffre précis. Elle n’est ni la plus puissante, ni la plus légère, ni la moins chère.
Son principal avantage réside ailleurs : dans son homogénéité.
La Yamaha MT-09 se montre plus explosive. La Honda Hornet 750 reste nettement moins coûteuse. La Kawasaki Z900 propose davantage de puissance et la Ducati Monster cultive un positionnement plus exclusif.
La Trident 800 cherche plutôt à réunir le caractère d’un trois cylindres, une partie-cycle accessible, une finition valorisante et un équipement complet sous la barre des 10 000 euros.
Quel est le prix de la Triumph Trident 800 ?
La Triumph Trident 800 est annoncée à 9 995 euros.
Ce positionnement paraît particulièrement étudié. La moto reste sous le seuil symbolique des 10 000 euros tout en proposant de série un quickshifter bidirectionnel, trois modes de conduite, un contrôle de traction sensible à l’angle, un ABS en courbe et des suspensions réglables.
L’écart avec la Trident 660, proposée à 8 695 euros selon les tarifs évoqués dans l’essai, peut sembler réduit. Mais la 800 apporte une puissance nettement supérieure, une partie-cycle plus aboutie et une dotation technologique plus complète.
La Trident 660 conserve néanmoins un avantage important : elle peut être adaptée au permis A2, contrairement à la Trident 800 présentée ici.
L’intervalle d’entretien annoncé tous les 16 000 km constitue également un argument intéressant pour maîtriser le coût d’utilisation. La garantie constructeur est fixée à deux ans.
Quelle assurance moto choisir pour une Triumph Trident 800 ?
Avec ses 115 chevaux, son tarif proche de 10 000 euros et ses nombreux équipements électroniques, la Triumph Trident 800 mérite une assurance moto cohérente avec sa valeur et son usage.
Chez APRIL Moto, plusieurs formules permettent d’adapter la couverture au profil du conducteur, à la fréquence d’utilisation et aux conditions de stationnement de la moto.
Pour un modèle neuf ou récent, une assurance moto tous risques peut notamment permettre de couvrir les dommages subis par la Trident, y compris lors d’un accident responsable selon les conditions du contrat. Les garanties vol et incendie sont également à considérer, notamment lorsque la moto stationne régulièrement dans la rue ou dans un espace partagé.
La protection corporelle du conducteur reste un point essentiel. Contrairement à la moto, le pilote ne bénéficie pas d’une carrosserie pour absorber les conséquences d’une chute. Une garantie adaptée peut permettre une meilleure prise en charge des dommages corporels.
La couverture des accessoires et des équipements mérite également une attention particulière. Échappement, bagagerie, support de téléphone, vêtements de protection ou gilet airbag peuvent représenter un budget important.
Enfin, l’assistance en cas de panne ou d’accident apporte une sécurité supplémentaire pour les motards qui utilisent leur Trident 800 quotidiennement ou lors de longues balades.
Le choix d’une assurance Triumph Trident 800 ne doit donc pas dépendre uniquement du prix. Il doit tenir compte de la valeur de la moto, du niveau de protection du conducteur et de l’utilisation réelle du véhicule.
Ce que nous dit vraiment cette Triumph Trident 800
Ce que j’apprécie le plus sur cette Trident 800, c’est qu’elle ne cherche jamais à impressionner artificiellement.
Elle n’a pas le tempérament excessif d’un roadster radical. Elle ne cherche pas non plus à imiter la précision plus exigeante d’une sportive dépouillée de son carénage.
Elle préfère proposer une expérience plus équilibrée.
Son moteur est suffisamment puissant pour enthousiasmer un motard expérimenté, mais assez souple pour être utilisé tous les jours. Sa partie-cycle permet de rouler vite sans devenir contraignante à allure normale. Son style possède une vraie personnalité sans tomber dans la démonstration.
On pourrait lui reprocher de rester visuellement trop proche de la Trident 660, ou de ne pas proposer une instrumentation plus valorisante. Certains trouveront également ses rapports de boîte un peu longs lorsqu’ils chercheront à exploiter totalement la mécanique.
Mais ces défauts paraissent secondaires face à la cohérence générale de la moto.
La Trident 800 ne cherche pas à gagner une bataille de chiffres. Elle cherche à être agréable à chaque fois que l’on tourne la clé.
Et sur un roadster destiné à rouler aussi bien en ville que sur une départementale, c’est probablement la qualité la plus importante.
Questions fréquentes sur la Triumph Trident 800
La Triumph Trident 800 développe 115 chevaux à 10 750 tr/min et 84 Nm de couple à 8 500 tr/min. Son moteur trois cylindres offre une large plage d’utilisation, avec 90 % du couple disponible entre 3 800 et 9 750 tr/min.
La Trident 800 présentée dans cet essai n’est pas proposée en version A2. Les titulaires du permis A2 peuvent plutôt se tourner vers la Triumph Trident 660, disponible dans une configuration compatible avec ce permis.
La Trident 800 dispose d’un moteur plus puissant, d’une partie-cycle plus élaborée, de suspensions davantage réglables et d’une électronique plus complète. Elle vise des motards recherchant des performances supérieures, tandis que la Trident 660 conserve un positionnement plus accessible, notamment pour les permis A2.
Oui. Sa position naturelle, sa souplesse à bas régime, son poids contenu et son bon équilibre la rendent agréable en ville comme sur route. Son absence de protection limite simplement son confort sur les longues portions autoroutières.
Avec une consommation relevée à environ 5,7 litres aux 100 km lors d’un essai dynamique et un réservoir de 14 litres, la Trident 800 peut parcourir approximativement 240 à 250 km avant de faire le plein. L’autonomie réelle dépendra naturellement du rythme et des conditions de circulation.
Pour une moto neuve ou récente de cette valeur, une assurance tous risques peut être pertinente. Il est également important de vérifier le niveau de protection corporelle du conducteur, la couverture contre le vol, l’assistance et l’indemnisation des accessoires et équipements.
Conclusion : un roadster britannique remarquablement équilibré
La Triumph Trident 800 réussit probablement l’exercice le plus difficile sur un marché aussi concurrentiel : trouver sa propre place.
Elle n’est pas la plus spectaculaire, la plus puissante ou la moins chère de sa catégorie. Mais elle réunit un moteur particulièrement attachant, une partie-cycle saine, un équipement moderne et une qualité de fabrication convaincante.
Suffisamment performante pour enthousiasmer un motard expérimenté, elle reste aussi assez souple et prévisible pour accompagner les déplacements du quotidien. Cette capacité à changer de rythme sans changer de personnalité constitue sa plus grande force.
La Trident 800 ne cherche finalement pas à remplacer la Street Triple ni à rendre la Trident 660 inutile. Elle propose une troisième voie, plus mature et plus polyvalente.
Une moto avec laquelle on peut rouler calmement toute la semaine, puis retrouver le plaisir d’un trois cylindres expressif dès que la route commence à tourner.
Et dans cette catégorie, peu de machines parviennent à conjuguer aussi naturellement le style, la facilité et le caractère.
Par Thierry Monforto — Expert assurance moto & passionné de moto